Le 10 juillet dernier, l’Assemblée nationale a définitivement adopté la réforme du scrutin municipal pour Paris, Lyon et Marseille. Fruit d’un long combat, cette avancée majeure modernise en profondeur notre démocratie locale.
Désormais, l’élection des conseillers municipaux et d’arrondissement se fera avec deux votes distincts, permettant notamment à chaque Marseillais de voter directement pour les élus du conseil municipal, ceux là même qui vont élire le maire, comme partout en France. La loi votée est encore soumise à un examen du Conseil constitutionnel. Avec mes collègues, nous souhaitons qu’il rétablisse la prime majoritaire de 50 % qui permet d’assurer une gouvernance stable, comme c’est le cas, là aussi, dans toutes les autres communes de France.
Cette transformation institutionnelle marque en tout cas un tournant décisif pour Marseille. Elle restaure la pleine valeur du suffrage universel, éloigne le spectre d’un traitement différencié des secteurs en fonction de la couleur politique des majorités dans les secteurs. Elle offre à notre cité les outils d’une démocratie locale renouvelée, plus proche des attentes légitimes de ses habitants.
C’est ensemble, dans ce cadre renouvelé, que nous relèverons les défis de notre cité phocéenne.