Plusieurs jours de travail acharné, plus de 80 heures de débats, 900 amendements examinés ,… la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic a mobilisé toutes nos forces. Pour Marseille, pour nos quartiers, pour notre pays, ce combat est capital.
L’urgence est criante : le narcotrafic gangrène la France avec des trafiquants qui disposent de moyens de plus en plus conséquents. Avec 6 milliards d’euros de chiffre d’affaires annuel, l’économie de la drogue rapporte l’équivalent de la moitié du budget total de la police nationale. Un déséquilibre dangereux car il rend la lutte inégale. Le groupe socialiste, dont je fais partie, exige donc, au-delà de cette loi, plus de moyens financiers et matériels pour être à la hauteur de l’enjeu et se prémunir d’un narco-État, au moment où les phénomènes de corruption s’accélèrent.
Je regrette en revanche fortement que cette loi omette certaines dimensions comme la prise en charge des victimes de menaces et d’intimidations. Au Grand Port de Marseille par exemple, les travailleurs sont visés par des procédures pour identifier les cas de corruption, mais à aucun moment dans ce texte il n’est envisagé que ces personnes doivent également être protégées lorsqu’elles sont menacées par les trafiquants. Cette dimension se retrouve dans tous les grands ports, avec des familles et travailleurs menacés car ils refusent de répondre aux demandes des narcotrafiquants et de la corruption.
Je déplore enfin que la Garde de Sceaux et le ministre de l’Intérieur ont préféré instrumentaliser ce débat essentiel pour servir leurs ambitions personnelles, alors que c’est d’unité dont nous avons besoin face à la gravité du narcotrafic qui tue, détruit et divise.
Le vote aura lieu le mardi 1er avril en séance. Soyez assurés que je ne lâcherai pas ce combat pour la sécurité et l’intégrité de notre République.