Alors que débute le chantier de dépollution de cette zone, avec de premières concertations citoyennes, je tiens à rappeler l’importance de ce combat pour la santé de nos concitoyens. À ce titre, j’interpellais, le 29 avril dernier, Mme la ministre de la Transition écologique sur ce dossier trop longtemps négligé.
Entre mer et collines, de Callelongue aux Goudes, se cache une pollution industrielle ancienne : scories toxiques, plomb, arsenic et métaux lourds abandonnés au cœur même du Parc national des Calanques. Transportés par le vent et les eaux, ces polluants contaminent les sols, nappes et mer, exposant les rivières à des risques bien réels.
La victoire judiciaire de 2023, condamnant l’État à dépolluer 29 hectares d’ici 2028, marque un tournant. Mais le chemin reste long : calendrier imprécis, indemnisations manquantes, transparence à renforcer.
Je salue le combat sans relâche des associations (Union Calanques Littoral sud, Comité Santé Littoral sud et La Fare sud-est) et des citoyens mobilisés depuis des années pour faire entendre raison. Leur ténacité a permis d’obtenir cette reconnaissance historique.
Aujourd’hui, ces concertations citoyennes ouvrent enfin une nouvelle page. Marseille doit retrouver un littoral sain, et je resterai mobilisé jusqu’à ce que cet objectif soit atteint. Protéger la santé publique et ce patrimoine naturel est un engagement non négociable.